LA FAMILLE  : UN CHEF D’ŒUVRE EN PÉRIL …

 

La famille, la « grande famille », serait-elle devenue obsolète, ringarde, dépassée, perdue corps et biens à l’image de l’Atlantide, cette cité perdue, engloutie aux fonds de l’Océan ?

Si elle n’est pas encore perdue pour tout le monde, elle disparaît des préoccupations premières de tout un chacun avec la perte de son sens. Comment donner du sens à quelque chose quand le sens de sa propre vie a été perdu ? Comment vivre avec l’autre en ayant perdu la capacité de vivre pleinement en soi, avec soi, pour soi ? « Charité bien ordonnée commence par soi-même » ; loi fondamentale pour pouvoir participer à la vie du monde qui nous entoure.

« Devenez une pierre vivante pour participer à la construction de l’édifice » dit le Christ aux Apôtres. Cet édifice c’est une société de sagesse et d’amour dans une fraternité de cœur et d’esprit éternelle. C’est l’Église ! Elle est ce « Corpus essentiel (du Sens venant du Ciel) devenant constitutionnel » de la promesse pour l’humanité tout entière d’une vie toujours meilleure pour un monde meilleur. L’église, en tant qu’institution humaine, est le symbole de la vocation de prêtres (d’êtres toujours prêts à être) à participer à cette création de la vie dans la Création.

 

Le microcosme de cette Société Ecclésiale, c’est-à-dire religieuse, c’est la famille !

Sa constitution est basée sur la « présence » d’un père, d’une mère et du fruit de leur union dans l’amour que sont les enfants.Mais le sens de la famille se perd de plus en plus en plus avec celui de la genèse ( la création de la vie en soi) et de la création de la vie autour de soi. L’Amour en est le créateur. L’acte créateur c’est l’amour ! Le reste appartient au sentiment humain, à ses goûts, ses envies, ses besoins éphémères…qui se transforme, avec le temps,en ressentiments. L’amour est principe d’éternité de la vie, du sens de l’au-delà du fait. Le sentiment est illusion momentanée ; il porte en lui le germe de la fausseté:le fait conjugal n’est pas la vie conjugale. Le fait familial n’est pas la vie familiale. Le Christ dit à Son Père : « Que cette faux passe loin de moi ». « L’homme dans le fait est un divorcé de sa vie » dit Annick de Souzenelle. Elle rajoute :« retourner à soi c’est retourner à Dieu qui est en soi. » Sans la vie en soi, avec soi, pour soi, il n’y a pas de vie en l’Autre au cœur de soi -même ; et donc pas de vie possible dans un cœur-à-cœur avec l’autre pour l’autre. Sans la présence du père et de la mère, l’enfant n’a pas d’avenir ! Il est sacrifié sur l’autel de l’inconscience des parents dont la vie se perd dans un corps-à-corps où l’illusion, le sentiment, les apparences se substituent de plus en plus à la vérité.

 

La porte de salut c’est l’intériorité. « Point de salut sans combat dans son intériorité » dit Saint Augustin. Dans le « Symbolisme du corps humain » Annick de Souzenelle affirme que « L’humanité tout entière n’a pas encore passé la Porte des hommes ». C’est le chemin de la sagesse qui mène à l’amour inconditionnel par le détachement du fait. La porte des hommes mène à la Porte du Ciel : le cœur-centre de l’Homme. Lorsque l’homme n’est plus centré sur lui, le soleil divin qu’il est censé être disparaît : il est désorienté ! Il a quitté l’Orient de son cœur.

Le temps présent est le temps de la présence ; de la présence en soi, de la Présence de Dieu en soi, sans lequel le devenir de l’être est impossible. « Laissez venir à moi les petits enfants » dit le Christ. L’enfant de Dieu plongé dans les eaux du Baptême ( de la libération de tout concept social, économique, politique, soit-disant religieux…etc) se rend au cœur-centre de sa vie où il deviendra par la communion de son âme et de son esprit, fils de Dieu ; et par la Grâce de l’Esprit Saint, il sera confirmé, fils de l’Homme. L’adultère, la tentation de l’extériorité, s’efface avec le retour à sa nature divine originelle. Le péché originel, l’orgueil de l’homme est lavé ( définitivement pardonné) dans la conversion à la pureté, la simplicité, la virginité de Marie, la Mère de Dieu, c’est-à-dire de tous les hommes. Elle porte en Elle le sens du mariage (de l’âge de Marie). C’est le temps de la préparation aux épousailles du Christ : d’épouser la vie en soi pour épouser la vie en l’Autre ( en Dieu au cœur de soi-même) et épouser la Vie avec l’autre. Les fiançailles, la rencontre des deux familles, deviennent avec le mariage, l’union des deux familles. Sans la Mère (la Matrice de Vie) il n’y a pas le Fils ! Et, « Qui a vu le Fils voit le Père » Ev. de Jean. Autrement dit l’homme peut être géniteur sans être créateur. La femme peut être maman sans être mère ; l’homme peut être papa sans être père. Mère et père sont les qualités de l’être.

« Mère » signifie matrice de vie. La plénitude de la vie de mère est contenue dans les trois matrices, d’eau, de feu et du crâne, de l’arbre des séphiroths des Hébreux. Marie, elle-même, symbolise ces trois matrices en une seule, ce qui en fait la « Mère de Dieu », la Mère de tous les hommes. Elles sont, Elle est le réceptacle de la Lumière par sa pureté, sa virginité,sa simplicité,son immutabilité. 

« Père »signifie puissance créatrice de vie, expression même de la Vraie Vie. Il incarne l’autorité de la Loi; le fruit de l’Esprit, la Parole en action. Il n’est pas cet autoritarisme aveugle, mais le garant de l’écueil que serait une vie dans laquelle le plaisir et le désir de l’homme ne seraient pas maîtrisés et guidés par l’Eros de Dieu, Son Amour générateur et créateur…Sans le père, l’enfant n’a plus de repères! La crainte des hommes, la peur, les angoisses, n’est pas la crainte de Dieu : conformer toujours sa vie à Sa Parole.

Le mariage est le retour du principe masculin de l’être (l’extériorité de l’Homme) à son principe féminin (l’intériorité de l’Homme). C’est « l’âge de Marie », de la pureté, de la simplicité, de la vérité de ses intentions de créer une vie mariale. Ce temps ramène l’Homme au jardin d’eden de son cœur, où son âme et son esprit sont élevés à des champs de Conscience dont il ne peut avoir conscience : «  la conscience de l’être est de ne plus être pour que Dieu soit » dit Maître Eckhart. 

« S’il faut 9 mois pour faire l’enfant extérieur, il faut une vie tout entière pour faire l’enfant intérieur » dit Annick de Souzenelle : enfanter toujours une écoute nouvelle, une vision nouvelle, une compréhension nouvelle.Telle est la Bonne Nouvelle du Christ, de Noël.Le cœur-centre ontologique est le Maître disent les chinois, l’empereur, le soleil de l’Homme.

 

La Maison de Famille (et non de la famille), où tous peuvent se retrouver, est la demeure de Dieu. « Celui qui demeure en lui, voit le Fils comme le Père demeurer en lui ; et sa maison est une demeure de Dieu » Ev de Jean.

Jésus est entrain de prier dans une maison quand un de ses disciples rentre et lui dit : «  Jésus, ta mère et tes frères te cherchent ! Et Jésus répond : Qui est ma mère, qui sont mes frères, qui sont mes sœurs, si ce n’est vous qui êtes en cercle autour de moi ».La religiosité nous fait considérer le Christ comme un être extérieur à nos propres vies. La religion à nous- mêmes, la conversion à Son Chemin intérieur, le rend intime et proche.Le rayonnement spirituel de chacun signifie la présence au cœur de l’être de l’Être : « Je suis ce que je suis !»

Le Christ à dit aux Apôtres : « Vous êtes le Sel de la Terre ». Il est nécessaire pour chacun de devenir apôtre pour que sa vie ne connaisse pas cet affadissement qu’est le manque de sens à lui donner chaque jour : «  Ne laisses pas nos vies, tout au long du jour, manquer à la Lumière ; rechargez les du  poids d’amour qui les entraînent vers le Père » demandent les Apôtres à Jésus. Prions le Seigneur qu’il en soi de même pour nous tous. «  Le sens de la vie c’est de la rendre vivante » affirment les théologiens ! Le vivant est celui qui vit en lui pour voir le Vivant, en lui, rendre le monde vivant autour de lui.

Sans les retrouvailles de sa nature divino-humaine au cœur de lui-même, l’homme ne peut construire quelque chose de sérieux ; de valable, de durable.Les goûts, les envies, les besoins de sa seule nature humaine se transforment tôt ou tard en non-goûts, non-envies, en d’autres besoins. L’instabilité mentale, affective, comportementale crée une véritable schizophrénie sociologique.

Si l’être humain ne se rend pas à la Justice, rien ne sera bon pour lui (pour elle) et les siens.

Depuis la chute du Paradis, d’Adam et Eve, le premier Arche d’Alliance est celui de Noé : «  Toi seul a été juste, car toi seul a conformé ta vie à ma Parole » dit Dieu ; « Je te sauverai toi et toute ta descendance. Quant au reste de l’humanité, Je submergerai la terre des océans et Je l’emporterai ! » « Les eaux du Déluge c’est l’inconscience de chacun d’entre nous » dit Annick de Souzenelle.

Le deuxième Arche d’Alliance est celui que Moïse construit dans le désert et qu’il place sous la Tente du Grand Prêtre. La tente symbolisant le voile entre Dieu et l’homme, le voile de son inconscience, de son Ego, qui se lève dans les Eaux purificatrices du Baptême de Jean, où l’enfant de l’homme devient enfant de Dieu, «  roi, prêtre et prophète ».

« Dieu est lumière, et la plus haute lumière; un faible écoulement, un faible rayonnement venant jusqu’ici-bas, c’est toute notre lumière, encore qu’elle nous paraisse très brillante. Mais, vois-tu, Dieu foule notre obscurité, et Il a placé les ténèbres comme sa retraite (Ps 17, 12) entre Lui et nous, comme jadis Moïse plaça aussi le voile entre l’endurcissement d’Israël (cf Ex 34,33). C’est pour que sa nature enténébrée ne voie pas facilement la beauté cachée, et que bien peu méritent de voir; c’est aussi pour éviter que, si nous l’atteignons facilement, nous ne la perdions facilement aussi, à cause de l’aisance qu’il y aurait à l’acquérir; il faut que notre lumière prenne contact avec la Lumière -cette dernière l’attirant sans cesse vers les hauteurs par le désir -il faut que notre esprit purifié s’approche de la pureté absolue et qu’une partie de celle-ci lui apparaisse maintenant, et le reste plus tard,en récompense de la vertu, de l’élan d’ici-bas vers cette pureté absolue, ou plutôt de l’assimilation à elle. Car nous voyons maintenant, est-il dit,à travers un miroir et en énigme, mais alors nous verrons face à face; maintenant je connais en partie, mais alors je connaitrai comme j’ai été connu (1 Co 13, 12). Quelle est notre bassesse, et de quelle envergure est la promesse : connaître Dieu, autant que nous sommes connus de Lui! » St Grégoire de Nazianze.

 

Le troisième Arche d’Alliance , Nouvelle et Éternelle est le Christ Lui-même, Dieu Lui-même qui s’incarne en l’Homme, en chaque homme retourné à son cœur-centre, à sa vie en christ. « Pourquoi Dieu s’incarne en l’Homme ? C’est pour que l’Homme devienne dieu » ou, » Ce n’est plus moi qui vit c’est le Christ qui vit en moi » dit Saint Paul. » Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la Lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres… » Jean 12, 44. « De même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie » St Paul 1 Co, 15. La croissance est la Croix du sens qui évite la chute continue et infernale dans les ténèbres.

Ce qui scelle ce troisième Arche d’Alliance ce sont les deux Commandements du Christ .Le Premier : « Tu aimeras Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force ». Et le deuxième : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Au fil des générations passées , le fait d’avoir un enfant s’est substitué à la conscience de l’être ! Bon nombre d’enfants adoptés le sont par des parents qui ne sont pas des Fils adoptifs de Dieu. Ils ont été enfantés ou adoptés avec le cœur-organe et non avec le cœur- centre par des couples « victimes du sentiment », qu’ils soient hétérosexuels, homosexuels, ou tout simplement ,« animalement parlant », sexués. La procréation sans la création,  sans Son Principe créateur infini et éternel, est un acte purement animal qui demeure extérieur à la nature divino-humaine de l’Homme. Le fait d’avoir un enfant, sans son élévation à la conscience de l’être est » un crime contre l’humanité ». La liberté de l’enfant est libérations successives de sa vie; de son  conditionnement à une existence strictement matérielle.  La vie d’un enfant est une exigence en elle-même : une exigence pour lui et tous ceux qui l’entourent.

Sans le cœur- centre il ne peut y avoir de cercle familial; le fait, sans l’esprit, n’exprime nullement la réalité. C’est par le retour de l’homme au « El », à Lui en Hébreu, à Dieu, que l’Homme devient »re-El ». Il est passé de la fausseté, du mensonge de sa vie existentielle, à la réalité de la Vraie Vie et de son infinitude.

Après les Eaux libératrices et purificatrices du Baptême de Jean, la Bonté de Dieu s’accomplit dans   le Baptême dans l’Esprit, dans la Matrice de Feu de l’Arbre des séphirots ( l’Arbre de Vie) des Hébreux. La Grâce de L’Esprit Saint donne à l’esprit de l’Homme la Puissance créatrice de Son Amour. « Celui qui vient après moi, accomplira des œuvres bien plus grandes que moi » dit Jésus ; des œuvres qui vont au-delà de ce qui est accompli signifiant l’Amour infini de Dieu pour l’homme.

L’homme retrouve avec les vertus de tempérance, de clémence, de prudence, la force d’aimer la Vie dans un monde dans lequel la solidité, la fermeté, la stabilité, l’autorité de la Parole triomphent de la faiblesse humaine, de son insouciance, de son inconscience !

Sans retour à sa nature divine originelle, l’être humain devient un « animal privé de raison » selon Maître Eckhart, guidé par l’instinct de l’argent et du sexe, de la perversité et du vice. « Qui n’a ni Dieu, ni maître, a Satan pour maître » affirme Saint Augustin.

Dans le créationnisme, l’être humain perd son humanité dans une quête effrénée du progressisme de la Matière:sous couvert d’amélioration de ses conditions existentielles, la matière se substitue à l’homme, en compensation du vide qu’il génère en lui par sa fuite dans des biens matériels. L’homme matériel est esclave du fait, tombe dans le jeu du fait, « se mortifie à l’ombre du fait » dit Sénèque ; l’être spirituel, «  l’être éclairé ressuscite à la lumière de l’esprit » et retrouve la maîtrise.Le maître est celui qui reçoit la Lumière, qui la vit et la transmet dans le « Ici et Maintenant » du Seul et Véritable Maître, le Christ. « Celui qui connaît ma Parole et qui ne la vit pas est comme l’insensé qui construit sa maison sur le sable : quand le vent va souffler, la tempête va arriver, sa maison sera emportée. Quant à celui qui connaît ma Parole et qui la vit, il est comme celui qui bâtit sa maison sur le roc : quand le vent va souffler, la tempête va arriver, sa maison demeurera. »

L’Homme devient dès lors le « Compagnon du Devoir », des « deux-voirs »où l’autre est vu, non plus avec ses yeux, mais à la vision du cœur. Il participe au Grand Œuvre de Dieu, à « l’Economie de Dieu » dit Saint Paul ; dans laquelle, la Liberté est libérations successives … l ‘Égalité est unité de cœur et d’esprit ; et la Fraternité, amour inconditionnel de l’autre.

Sans l’Homme vivant dans le « secret de Dieu », là où s’accomplit le Mystère de Dieu, là où tout se crée…la « Res publica » n’est pas prête de voir le jour! Sans le plan divin il ne peut y avoir de plan humain et la diabolisation, la division sociétale n’est pas prête de s’arrêter sous couvert de revendications égotiques ; sociales pour les uns, économiques pour les autres.

La politique familiale ne s’effectue pas dans l’illusion d’un État- providence, mais grâce à la Miséricorde de Dieu. En effet, le cœur de l’homme est miséreux sans Dieu. Elle rend l’Homme vivant par l’exigence de Son Amour : Jésus, pour avoir prié pendant 40 jours dans le désert, nous prie de ne plus déserter notre cœur. L’extériorité c’est le désert ; l’intériorité c’est la richesse de la vie éternelle. « Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif, car il sera devenu lui-même(elle-même) la source d’eau vive et éternelle ! » Il est «  le Chemin » qui évite de se perdre dans le désert de son existence, « la Vérié et  la Vie ».

 

« Le malheur pour l’homme c’est son inculture » dit Platon. Il est grand temps que l’école de la république informe ses enfants des chimères de la médiatisation, du chant des sirènes qui se font entendre de toutes parts, en les ramenant à «  La Fontaine » de leur culture, leur permettant d’être à nouveau fourmis au lieu d’écouter passivement les cigales ; de voir ces grenouilles politiciennes, économiques, scientifiques, qui se veulent toutes plus grosses que le bœuf ; De bien comprendre qui sont tous ces corbeaux, ces oiseaux de malheur qui ne veulent le fromage que pour eux…etc, etc.

Mais pour retrouver un cadre sociétal, il faut qu’il y ait un cadre scolaire et avant toute chose un cadre familial dans lequel l’éducation de l’enfant ne doit pas se limiter à son intellect, son éducation scolaire et universitaire ; elle doit concerner aussi et surtout sa connaissance spirituelle. Dissocier l’esprit de la matière continue à perpétrer l’ œuvre inconsciente de diabolisation des générations passées pour les générations présentes et futures. Les enfants bouddhistes apprennent à lire avec les textes du Bouddha ; les enfants juifs, avec la Torah ; les enfants musulmans, avec le Coran. Vu les résultats, dirait l’ homme réactionnel, il y a matière à discuter ! A part que, comme pour l’école de la république, un enseignant qui n’est pas maître, ne peut enseigner véritablement.

 

L’être ordinaire est sans foi ni loi disent les théologiens. Or, la foi c’est la certitude que demain sera meilleur si on y travaille. Chacun, on le sait trop bien, place « sa foi » en ceci ou en cela. Dieu, Lui, a placé Sa Foi en l’Homme, en chaque homme ; Il l’a créé à Son Image (Principe) pour qu’il vive selon Sa Ressemblance( Amour).« Ne craignez plus ! Un monde nouveau s’offre à vous » dit le Christ aux Apôtres.Nous sommes «  dans ce monde mais pas de ce monde ».Par le Christ, l’Homme quitte le monde du malheur, de la chute, pour le Royaume du Bonheur, de l’Esprit, du Souverain Bien. Il n’y a plus de bien ni de mal, il n’y a qu’à chercher à être dans l’esprit de faire le Bien : la genèse et  la création de la vie.

Dans les sociétés antérieures , les personnes âgées étaient appelées « les Anciens », les sages. Aujourd’hui ce sont « les vieux » perdant la tête car n’ayant plus de vie spirituelle, plus de partage, car plus d’amour. « Tu honoreras ton père et ta mère toute ta vie » est un commandement de Dieu. Malheureusement, depuis des générations , les jeunes se pensent et se croient meilleurs que leurs aînés. On ne peut certes pas leur en vouloir, compte tenu de l’héritage laissé par les générations précédentes. A part que tout le monde est de plus en plus condamné à se penser et à se croire parce qu’il n’est pas ; et, quand l’homme pense et croie, il condamne sa vie qui n’est pas limitée à son fait.Son orgueil condamne le monde qui l’entoure et le monde à venir.

 La première fois que l’Homme a pensé et a cru c’était au Paradis avec Adam et Eve. C’est ce qui a entraîné la chute de toute l’Humanité. Alors «  il faut cesser de penser, cesser de se limiter à sa petite pensée humaine, cela nous vaudra le glorieux privilège de disposer du pouvoir qui est en chacun de nous, et qui libère de l’esclavage du fait par l’entremise de l’esprit qui est divin ! » Khaled Bentounès Maître soufi.

Cantique de Zacharie : « Toi Seul réconcilies, Toi Seul régénères- que tes baptisés changent ce monde sans justice. »

La Famille n’est pas à reconstruire ; elle est tout simplement à construire chaque jour dans la Vérité, selon la Volonté…

Sans la vie personnelle (sa « propre vie »)dans laquelle l’Homme n’est personne sans les Trois Personnes du Père, du Fils et du Saint Esprit, il n’ y a pas de vie conjugale, familiale, amicale,matérielle, professionnelle, économique, politique, sociale, nationale, internationale, en un mot universelle. C’est le un qui établit le tout . C’est le tout qui signifie le un. Sans l’unité de cœur et d’esprit il ne peut y avoir d’unité de vie dans ce monde.Nous recherchons toujours des « êtres providentiels » dans nos existences. Nous ferions mieux d’attendre la « Venue du Christ dans Sa Gloire », Sa deuxième venue…

Les Lois du cœur et de l’esprit se placent bien au-delà des lois politiciennes des hommes.L’avenir de l’humanité passe par l’écoute de la Parole. « Que celui qui a des oreilles entende » : Apocalypse de Jean.

Tout ce temps passé, consacré à la médiatisation de notre existence, nous éloigne, nous détourne de l’initiation, du chemin culturel et cultuel qui nous ramène à la médiation de notre cœur, à l’enrichissement de notre âme et de notre esprit, nous enlevant ainsi le sens critique qui nous permet toujours de séparer « le bon grain de l’ivraie ». La médiatisation fait de nous des moutons ; la médiation, des bergers, des pasteurs…La proximité divine prépare notre âme à la vision du cœur pour la création de la vie. La médiatisation du monde nous amène à faire des constats soit purement mortifères, soit générateurs de réactions violentes tout autant mortifères, car véhiculant de la haine, des rancœurs, empêchant toute transcendance en vue du « pardon à ses ennemis ». Les dictatures se succéderont dans le monde tant que l’homme ne le regardera pas avec son cœur. « Il n’y a pas d’amour sans partage, sans pardon, sans sacrifice » dit le Christ. L’Amour de Dieu est inconditionnel. La vie des véritables Hommes est cet Océan Céleste de la Lumière  consacrée à l’amour de la création. Dieu a créé l’Homme à Son Image. Par l’Amour il vit selon Sa Ressemblance.Il a placé l’Homme au centre de Sa Création. Ce centre c’est le cœur de L’Homme. Mathieu Ricard, dans son livre « Le moine et le philosophe » nous dit un proverbe bouddhiste : « Si je mets ma goutte d’eau dans le creux d’une main, le soleil aura tôt fait de l’assécher. Mais si je mets ma goutte d’eau dans l’océan, le soleil devra assécher l’océan tout entier pour assécher ma goutte d’eau. L’évangélisation de nos vies passe par la Lumière qui se reçoit, se vit et se transmet…

Hymne dans le Magnificat d’avril 2016 :

La fontaine où tout reprend vie sur terre a fait lever un peuple, peuple de prêtres et de rois, vivant pour Dieu par le baptême.

Exultez, enfants nouveau-nés, vous êtes devenus lumière, forts de l’Esprit de sainteté, porteurs du Christ en sa victoire !

Revêtus de l’homme nouveau, parés du vêtement de noces,vous avancez vers son autel, accompagnés du chœur des anges.

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