NOËL

NOËL

Mot magique qui renferme beaucoup de sens, qui suscite, génère, crée Le Sens.

Le « Noun » est le symbole de la survie dans d’autres dimensions. Elle est l’unificatrice des multiples. Elle est établie par la Connaissance du « El », de Lui, de Dieu dans Sa Volonté permanente d’Amour pour l’Homme.

Ce qui est nouveau à Noël c’est que ce nouveau pour l’Un est nouveau pour tous. Ce qui est nouveau c’est que ce qui était loin de nous, dans l’au-delà de l’au-delà, ce qui échappait à nos sens devient présent au regard de notre intelligence à tel point qu’elle s’en trouve transformée en véritable Intelligence : celle du cœur. Le mystère de Noël c’est le mystère de l’Incarnation qui ne peut être perçu que par celui qui choisit de s’intérioriser, pour aller au cœur de lui-même, là où crèche l’Amour.  C’est le symbole de la crèche qui marque le passage du temps ordinaire au temps hors du temps. La Fête de  Noël est celle de notre cœur qui retrouve la joie de nous voir vivre pleinement en nous-mêmes, avec nous-mêmes. Noël c’est le temps pour tous, le temps qui a été promis pour générer la vie, le temps nécessaire pour transformer la créature en créateur. L’absence de temps, ou le temps limité par le fait, devient un temps infini, éternel. Avec la naissance de Jésus commence notre résurrection, notre passage du fait à l’esprit, notre retour au Ciel, au plan divin. Résurrection qui trouvera sa plénitude avec Pâques. Avec la Fête de la Résurrection du Seigneur Jésus. Enfants de Dieu, en suivant Sa Parole nous devenons Ses Fils, membres de Son Corps dont Il est la Tête. Plénitude donc et non fin car participant Toute entière à la Vraie Vie.

 Avec Noël nous ne fêtons pas une ère nouvelle mais l’Ere Nouvelle et Eternelle : celle de l’Incarnation de l’Esprit Saint. En transformant son corps en crèche vivante, en crèche intérieure à l’image de la Crèche qu’il laissait toujours extérieure, l’homme se prépare à recevoir l’Esprit Saint sans lequel il ne peut « comprendre » (recevoir et vivre) l’Amour. L’Esprit Saint peut alors s’incarner comme Jésus s’incarne en Marie. C’est la Lumière divine qui se manifeste dans la nuit pour transformer les ténèbres en lumière de vie : c’est « le Jour Nouveau ».

Il y a ainsi trois manières pour l’homme de fêter Noël :

  • Une manière païenne
  • Dans le fait religieux (la religiosité)
  • Dans l’esprit de la Religion

 

Les deux premières manifestent d’éducations différentes. Quant à la dernière elle exige une entière liberté vis-à-vis de tout concept reçu depuis des générations. Une liberté qui est le fruit de l’Amour de Dieu dans l’exigence pour l’homme de sa mort à son ego. Chaque Noël devient alors « un miroir » dans lequel il est nécessaire de vérifier que nous sommes bien toujours vivants, que nous incarnons véritablement cet « Homme Nouveau ». A partir de Noel le bonheur de vivre se transforme en joie  profonde de se vivre pour celui qui cherche avec un cœur sincère et pur.

Pour l’homme qui fête la Nativité (la Volonté de Dieu de naître en l’Homme pour le faire renaître à la Vraie Vie) tout ce qui est nouveau devient une nouvelle source de vie, de joie et de paix…

Le Sacrifice du Fils témoigne de l’effacement de Dieu pour que l’Esprit Saint s’incarne en l’Homme, en chaque homme retourné à la Bethléem (« La Maison de la Paix ») de son cœur pour marcher vers sa Jérusalem (« Le Shalom –le salut- par le retournement à Dieu- le Je »). «  Il faut se laisser pénétrer du Yod (de la semence divine) et le laisser croître en nous » dit Annick de Souzenelle. Noël est alors fête de la Présence, pour l’Homme qui revit en lui, avec lui, avec Lui. C’est le sens de la réponse à la question du Christ sur la croix : « Père pourquoi, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Le vide de son humanité appelle l’Incarnation de l’Esprit et l’accueil du Verbe créateur.

Noël est la Fête qui annonce le retour possible de la créature à son Créateur (l’Espérance) en suivant le Chemin (Le Christ) qui le ramène à  l’Image (l’Être pur) pour aller à la Ressemblance  par l’Incarnation du Verbe qui témoigne de la Grace de l’Amour…

 Dieu se fait tout petit dans «  l’étable » (symbole de l’humilité nécessaire pour l’établi-ssement de la Loi : « Maintenant que Tout est établi, J’ai soif » Parole du Christ sur la croix) en présence de l’âne – symbole de la fidélité à la Parole- et du bœuf symbolisant le souffle divin- pour que l’Homme devienne grand !

Dans la Grace de Noël l’Homme retrouve le sens de l’Au-delà…Le cœur de l’Homme devient alors centre ontologique de la vie dans la Création…